Lise Huret et Tendances de Mode : le style au-delà des tendances
Publié par : Jean-Baptiste Lévêque-Castel — Rédacteur spécialisé en mode
Lise Huret est la fondatrice et rédactrice en chef de Tendances de Mode, un média indépendant consacré à l’univers du vêtement. Créé avec son mari Julien et lancé en 2007, selon le portrait que lui consacre Madame Figaro, le site est directement associé à son nom. Pour comprendre son univers, il faut distinguer son travail éditorial, ses réflexions sur le style et les témoignages personnels qu’elle a confiés à la presse.
Lise Huret, une voix éditoriale derrière Tendances de Mode
La recherche « tendance de mode lise huret » renvoie avant tout à une personne et au média qu’elle a contribué à créer. Le nom du site s’écrit Tendances de Mode, au pluriel. Lise Huret y est présentée comme fondatrice et rédactrice en chef, tandis que Julien, son mari, est identifié comme cofondateur.
Ces deux fonctions éclairent son lien avec le média : elle n’est pas simplement une personnalité interrogée sur les tendances, mais une figure à l’origine du projet et de son orientation éditoriale. Le lancement en 2007, rapporté par Madame Figaro, constitue un repère pour situer cette activité dans son parcours professionnel.
Dans l’entretien publié par Ali di Firenze, Tendances de Mode est décrit comme un média indépendant. La liberté de ton et d’opinion fait partie du positionnement évoqué. Cela permet de comprendre la place du regard personnel : parler de vêtements ne consiste pas seulement à signaler ce qui apparaît dans les collections, mais aussi à exprimer des préférences et à discuter des associations.
Pour retrouver son travail, la destination à rechercher est donc le site Tendances de Mode. Les entretiens publiés ailleurs apportent un éclairage complémentaire sur sa sensibilité, mais ne se confondent pas avec les publications du média.
La mode italienne comme terrain d’observation du style
L’entretien d’Ali di Firenze constitue une porte d’entrée pour découvrir les inspirations de Lise Huret. Alice, son interlocutrice, y évoque leur rencontre à Florence en 2015-2016. Le dialogue se concentre sur les souvenirs de mode italienne, les silhouettes, les couleurs et les pièces qui retiennent l’attention.
Une élégance qui se lit dans les associations
Le style italien y est envisagé à travers une élégance travaillée, mise en regard d’une esthétique française plus désinvolte. Il s’agit d’une appréciation exprimée dans une conversation, non d’une règle valable pour toutes les garde-robes italiennes ou françaises. L’intérêt est surtout d’observer les détails qui produisent cette impression : proportions, accessoires et manière de combiner les vêtements.
Des personnalités comme Viviana Volpicella et Ana Gimeno Brugada figurent parmi les références citées. Ces noms permettent de prolonger l’exploration du street style en s’intéressant à des choix individuels plutôt qu’à une supposée tenue nationale. Une silhouette devient alors un ensemble de décisions à examiner, pas un modèle à reproduire intégralement.
Des pièces désirées, mais aussi une culture visuelle
Le blazer Weekend de Blazé Milano et le sac Gucci à poignée en bambou font partie des pièces évoquées dans l’entretien. Leur intérêt ne se limite pas à leur marque : ils ouvrent une discussion sur la ligne d’un vêtement, la présence d’un accessoire et les images qui nourrissent le goût. La référence à Sophia Loren inscrit également cet échange dans un imaginaire cinématographique.
Pour le lecteur, l’enjeu n’est donc pas de constituer une liste d’achats. Ces références peuvent servir à identifier ce qui attire réellement : une allure structurée, un contraste masculin-féminin, une couleur ou une poignée reconnaissable. Cette distinction aide à chercher un effet stylistique plutôt qu’un objet précis.
Transformer les inspirations en choix pour sa garde-robe
L’entretien aborde plusieurs principes concrets : l’équilibre des volumes, le contraste entre pièces féminines et éléments décontractés, l’association des couleurs et le rôle des accessoires. Sans en faire une méthode officiellement formulée par Lise Huret, on peut en tirer une manière utile de regarder ses propres tenues.
Observer les proportions avant de multiplier les détails
Une silhouette ne dépend pas seulement de chaque pièce prise séparément. La longueur d’une veste modifie la lecture d’un pantalon ; l’ampleur d’un haut change l’équilibre d’une jupe. La longueur 7/8e, évoquée dans l’entretien, laisse apparaître la cheville et introduit une coupure visuelle. L’observation de ces rapports permet souvent de comprendre pourquoi une association paraît juste.
On peut aussi prendre le pouls d’une tenue en repérant les endroits où le regard s’arrête. Une couleur vive, un volume ample et un accessoire très présent créent chacun une accentuation. Si tout attire l’attention avec la même intensité, essayer de retirer un élément permet de retrouver une respiration. Ce petit diagnostic visuel aide à ajuster une silhouette sans acheter de nouvelle pièce.
Rechercher le « bon mix » plutôt que le total look
Le « bon mix », expression présente dans l’entretien, invite à considérer la relation entre les vêtements. Une pièce très féminine peut dialoguer avec un élément plus simple ou plus décontracté. L’intérêt réside dans le contraste, à condition qu’il corresponde aux goûts et aux usages de la personne qui porte la tenue.
- Choisir un point de départ : une pièce que l’on possède déjà et que l’on souhaite remettre.
- Modifier une seule variable : la longueur, la couleur associée ou le degré de décontraction.
- Vérifier l’ensemble en mouvement : une tenue doit aussi permettre de marcher, de s’asseoir et de vivre normalement.
- Garder ce qui semble personnel : une inspiration réussie n’exige pas de ressembler à sa référence.
Ces essais constituent une application pratique des thèmes abordés, et non des consignes attribuées mot pour mot à Lise Huret. Ils favorisent surtout le réemploi et la recomposition des vêtements déjà présents dans une garde-robe.
Entretiens de mode et portrait personnel : choisir la bonne lecture
Les publications consacrées à Lise Huret répondent à des attentes différentes. Pour consulter le média, il faut chercher Tendances de Mode. Pour découvrir ses références italiennes, l’entretien d’Ali di Firenze est plus directement pertinent. Le portrait de Madame Figaro, lui, relève principalement du récit biographique et du témoignage sur la santé mentale.
Ce portrait aborde sa bipolarité et rapporte un diagnostic à 28 ans, ainsi qu’un suivi psychologique de 4 ans. Ces éléments appartiennent à son histoire personnelle telle qu’elle est racontée dans la presse. Ils ne constituent ni des conseils médicaux ni une grille d’interprétation de son travail sur la mode.
Cette séparation est importante : on peut s’intéresser à son regard sur le vêtement sans réduire sa personne à un diagnostic. Inversement, lire son témoignage personnel demande de respecter la singularité de son expérience, sans généraliser son parcours à celui de toutes les personnes concernées par la bipolarité.
Le chemin de lecture le plus utile dépend donc du besoin initial : le site pour son activité éditoriale, l’entretien pour ses inspirations, le portrait pour son récit personnel. En gardant ces trois registres distincts, on comprend mieux ce qui relie Lise Huret à Tendances de Mode, tout en laissant à chaque prise de parole son sujet et sa portée.



